Pardonner !

Subir un drame familial n’est pas génial. Son ombre colle à la peau de l’entourage pendant des années. Marie a eu besoin d’un long travail de reconstruction à travers un parcours de développement personnel pour réussir à accepter. Puis, peu à peu y trouver une forme de richesse intérieure. Elle en est certaine maintenant, elle avait tout choisi « inconsciemment » avant de naître.

Pourquoi inconsciemment ? Parce qu’une fois né(e), le souvenir du choix est oublié. 

Avant d’atteindre cette ouverture d’esprit, Marie est passée par de multiples étapes tels que l’incompréhension, la désolation, la colère, le rejet, des souffrances terribles !

Imaginez ! Son père était mort tué et il était son propre assassin !

Elle n’y croyait pas à l’époque, mais il est possible de se délivrer des souffrances, aussi effroyable la « réalité » soit-elle. En pardonnant – mais pas n’importe quand, ni n’importe comment – elle a réussi à chasser la haine qu’elle éprouvait envers l’assassin de son père donc envers son père dont le geste avait été prémédité. Un beau matin, des années plus tard, elle lui a pardonné en découvrant la cause profonde du mal qui l’avait poussé au suicide.

Au cours de ses recherches sur le sens de la vie, elle a réalisé que nous attirons vers nous, des gens susceptibles de nous donner la réplique dans des rôles aujourd’hui inconscients, mais que nos âmes ont choisi avant de naître, sans que nous en conservions le souvenir mental. Marie avait donc choisi sa famille pour expérimenter le suicide. 

Portons un nouveau regard sur ce monde dont le fonctionnement qui nous dépasse et nous blesse certaines fois, ne demande qu’à être connu et reconnu.

Extrait – NOUR – Il dit avoir mis…

Sur le moment, elle ne réalisa pas avoir réuni ses parents le jour de son cinquantième anniversaire. C’était pourtant une évidence, d’autant qu’ils étaient tous les deux essentiels à sa nouvelle naissance symbolique. Elle dit plus tard : Malgré le temps qui passe, je suis toujours enthousiasmée par la précision avec laquelle les événements se sont déroulés, à commencer par la présence d’Olivier. Prendre conscience de comment le souvenir de ces événements s’est décomposé puis recomposé, pour m’amener à ressentir l’importance de l’épuration effectuée ce jour-là, est époustouflant. Les jours suivants, pas un remords, pas un regret, pas un soupçon de culpabilité. Juste un courant d’émotions extraordinaires, la libérant de sa haine, de ses rancœurs, de sa souffrance. Elle avait le cœur en fête et tant de merveilleux frissons qui la parcouraient des pieds à la tête et de la tête aux pieds ! Si elle avait pu, elle en aurait bien volontiers fait profiter le monde entier. Dès lors, elle n’eut plus de ressentiment envers son père. La honte qu’il lui inspirait disparut et par là même, elle n’eut plus honte de la femme qu’elle était devenue. Marie prit peu à peu conscience de l’ampleur de sa transformation. Quant à la partie belle dont elle est dorénavant convaincue qu’elle existe en chacun de nous, devinez… ? C’est l’amour qu’elle s’est découverte éprouver pour son père le jour de son cinquantième anniversaire.  Lire la suite

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