Selon lui –

Selon lui, parce que vos idées sont différentes et qu’il cherche à vous imposer les siennes, vous êtes subitement devenue une menteuse, pire il vous accuse de mettre le « bordel » à la maison de retraite où d’ailleurs vous ne seriez pas la bienvenue !

Pourquoi se permet-il de vous agresser verbalement ? De vous considérez comme sa chose sur laquelle il est en droit de déverser sa fureur ? Quel regard cherche-t-il à vous donner de vous-même ? Dans sa rage, pas un instant il ne vous laisse plaider votre cause. Pas une seconde, il ne reprend sa respiration lorsqu’il vous reproche de faire des actions sans lui en parler. D’ailleurs, il n’est pas étonné que vous les fassiez dans son dos, il n’en attend pas moins de vous !

Qu’avez-vous bien pu lui faire pour qu’il vous assomme de sa colère ?

Il semble avoir oublié vous avoir demandé de l’aider. De le décharger de responsabilités sans doute devenues trop lourdes à porter.

En rage, il vous rappelle avoir été choisi par SA mère pour être son référent à la maison de retraite.

SA mère !!!! Tiens ! N’est-elle pas vôtre mère à vous aussi ? La dépendance de la vieille femme aurait-elle réveillé un ego disproportionné chez le fils. Ce frère qui crie et prétend avoir le droit de vous « disputer ». Ce frère qui exige de lire vos courriers pour ensuite, s’octroyer celui de vous juger. Ce frère qui ordonne que vous cessiez – pour lui faire plaisir – l’envoi de courrier à la maison de retraite. Ce frère qui prétend cependant, être totalement d’accord sur le fond de vos lettres. C’est – crie-t-il – sur la forme qu’il n’est pas d’accord ! Avec autorité, il vous reproche de l’avoir cité alors que les faits relatés – tout à son honneur – vous demandaient de faire preuve de clarté. Bref, il dénigre la forme dans laquelle vous avez construit vos courriers ! Mais Marie, la forme de vos écrits, c’est Vous, c’est vôtre personnalité ! Est-ce donc votre personnalité qu’il chercherait à décrédibiliser sous prétexte que vous ne l’avez pas sollicité pour formuler vos courriers ? Vôtre personnalité lui ferait-elle de l’ombre ?

Mais si, mais si ! Bien sûr que vous l’avez sollicité dans des mails, des SMS auxquels il n’a pas répondu ! C’est donc sans insister, sans lui – le référent – que vous avez fait votre devoir de fille. Marie qui peut vous le reprocher ? Lui, vôtre frère s’octroie ce droit, vous hurlant à l’oreille que la forme de votre lettre à la maison de retraite, est une véritable mascarade ! N’est-il pas conscient être en train de vous en jouer un air dans le combiné ?

Que veut-il dire lorsqu’il prétend que vos lettres ressemblent à des procès verbaux de gendarmerie ? Il ignore que vous avez eu à charge d’en traiter durant votre carrière. Vos lettres sont une déformation professionnelle dont vous vous devez d’être fière.

Bref, la sœur n’a pas compris la violente colère du frère en plein jugement sur la formulation de ses écrits. 

Lorsque calmé le lendemain, il rappelle, il insiste lourdement. Il ne regrette aucun reproche proféré la veille. Il est même très content de tout ce qu’il a dit.

Elle, elle lui rappelle avoir été bridée par leur mère durant son enfance. Même lors de conflits dans lesquels elle avait raison, leur mère l’empêchait de se défendre par peur de se faire remarquer en cas de vague. Et voilà que son frère s’octroie maintenant, le droit de l’enguirlander, de lui en remettre une couche parce qu’elle ne lui a pas demandé l’autorisation d’exprimer ses ressentis, ses attentes, ses émotions et revendications concernant cet établissement qui se doit de garantir une agréable et respectable fin de vie à leur mère.

Le frère n’a pas conscience que plus jamais personne n’empêchera la sœur de parler, de dire ou d’écrire ce qui lui paraît bon pour elle et/ou pour leur mère devenue dépendante. 

Vôtre personnalité Marie, vôtre frère ne l’a pas jugée respectable. Il vous a mal traitée verbalement. Il a cherché à vous dominer, à vous imposer ses idées, sa propre vision de la vie.

Pff ! Bien sûr que vous aviez le droit d’envoyer des courriers pour que vôtre maman soit mieux considérée à la maison de retraite. Vos mails, vos SMS n’ayant pas obtenu de réponse de la part de vôtre frère qui exprimait peut-être ainsi son indifférence, vous pouviez vous manifester sans en référer.   

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